Ne point se laisser entraîner par le tourbillon ; mais, dans toute entreprise, s’appliquer à ce qui est juste ; et, dans toute pensée, conserver avant tout la plénitude de l’intelligence, qui comprend les choses.
Philosophe, 121-180Ne point se laisser entraîner par le tourbillon ; mais, dans toute entreprise, s’appliquer à ce qui est juste ; et, dans toute pensée, conserver avant tout la plénitude de l’intelligence, qui comprend les choses.
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Source vérifiée
Pensées pour moi-même (1876), livre IV, 22
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Car il ne suffit pas de posséder telle « intelligence » et telle autre, il faut encore savoir s’en servir. Être intelligent, c’est utiliser au bon moment et convenablement les moyens dont on dispose. C’est la « réalisation » qui compte.
La marque d’une intelligence de premier plan est qu’elle est capable de se fixer sur deux idées contradictoires sans pour autant perdre la possibilité de fonctionner. On devrait par exemple pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir, et cependant être décidé à les changer.
L’intelligence doit vivifier l’action ; sans elle, l’action est vaine. Mais sans l’action, comme l’intelligence est stérile !
L’intelligence, c’est pas sorcier, il suffit de penser à une connerie et de dire l’inverse.
Lorsque la bêtise gifle l’intelligence, alors l’intelligence a le droit de se conduire bêtement.
L’intelligence chez l’homme, quoiqu’il en soit pourvu, il a toujours l’impression d’en avoir assez, vu que c’est avec ça qu’il juge !
Ce n’est pas la faute de l’intelligence si les imbéciles la mettent où elle n’a que faire.
Une fois qu’une décision est prise, il faut fermer les oreilles aux meilleurs arguments contraires. C’est l’indice d’un caractère fort. Par occasion il faut donc faire triompher sa volonté jusqu’à la sottise.
La vraie force de l’intelligence n’est pas de comprendre les choses compliquées, mais de les dépouiller de ce qui les empêche d’être simples.
Originellement nous ne pensons que pour agir. C’est dans le moule de l’action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l’action est une nécessité.

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