- Abruti, vieilli, sentant ma pensée à son étiage.
- Une pensée réellement profonde a toujours quelque chose de paradoxal, qui apparaît aux esprits médiocrement doués comme obscur et contradictoire.
- Hachis et bouts d’os !... C’est ça la pensée de la foule : hachis et bouts d’os !...
- Mais la mort changeait peu de choses à cette intimité qui depuis des années se passait de présence l’impératrice restait ce qu’elle avait toujours été pour moi : un esprit, une pensée à laquelle s’était mariée la mienne.
- Rien ne prédispose davantage à l’aspect pensif que l’absence totale de pensée.
- Tout en remarquant l’ilotisme auquel est condamnée la jeunesse, nous étions étonnés de la brutale indifférence du pouvoir pour tout ce qui tient à l’intelligence, à la pensée, à la poésie.
- Ne le plaignez pas trop : il a vécu sans pactes, - Libre dans sa pensée autant que dans ses actes.
- La pensée pure doit commencer par un refus de la vie. La première pensée claire, c’est la pensée du néant.
- Langue de bois : Langue écologique qui ne pollue pas la pensée dans la mesure où elle n’en contient pas.
- Je compris qu’il existait je ne sais quoi d’inconnu pour moi dans le monde, une force plus belle même que la pensée, c’était toutes les pensées, toutes les forces dans une émotion partagée.
- Un vrai collectionneur n’attache aucun prix à une collection incomplète. Son grand coeur se brise, il vend son trésor, et tourne sa pensée vers quelque champ d’exploration qui lui paraît vierge encore.
- Il faut que vous me sortiez de la tête. Vous ne pouvez pas être ma première et ma dernière pensée de la journée pour le restant de mes jours. C’est malsain.
- Nulle forme fixe n’est plus considérée comme le moule nécessaire à l’expression de toute pensée poétique; désormais, comme toujours, mais consciemment libre cette fois, le poète obéira au rythme personnel.
- La pensée que l’humanité était perdue presque tout entière l’effleura soudain : dès l’éveil des sens, le démon reprenait ses droits, et seuls les enfants et quelques saints voyaient Dieu en paradis; tout le reste brûlait sans fin, brûlait à jamais.
- La Renaissance est l’époque où la pensée scientifique de saint Thomas est mise à la portée des épiciers !
- Pensée d’un philosophe polonais : Il y a des gens formidables qu’on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu’on les rencontre au bon moment.
- Ecrire, oh écrire, c’est s’emparer du monde, de ses préjugés, de ses vertus et le résumer dans un livre; c’est sentir sa pensée naître, grandir, se dresser debout sur son piédestal et y rester toujours.
- Oh, la force claire et merveilleuse d’une conversation sincère ! Oh, la force de la vérité ! Quel prix terrible payaient parfois les hommes pour quelques mots courageux prononcés sans arrière-pensée.
- Supporter d’entendre sa propre pensée demande un courage que je n’avais pas il y a encore quelques années. Je préférais me taire et m’oublier dans la musique.
- Entre la justesse de la pensée et la sincérité de l’expression écrite ou parlée, il est bien que la réflexion intervienne et remplisse l’intervalle.
- Ô récompense après une pensée Qu’un long regard sur le calme des dieux !
- Je m’imagine dans l’eau, au creux du ventre maternel, où le temps ni la pensée existent.
- Et je le détournai de cette pensée, en lui disant que la mode, qui a du pouvoir en toutes choses, ne l’a si sensible en aucune qu’à être ou bien ou mal à la cour.
- La réputation n’a qu’une bonne chose, c’est qu’elle permet d’avoir confiance en soi et de dire hautement sa pensée.
- Les catholiques massacrèrent les réformés; les réformés massacrèrent les catholiques : tels furent les premiers progrès de la liberté de pensée.
- La pire des tyrannies, est celle qui opprime la pensée.
- À sa pensée vacillante, mobile, difficile à contenir, difficile à maîtriser, l’homme intelligent impose la même rectitude qu’un faiseur de flèches à une flèche.
- Ce qui tuera l’ancienne société, ce ne sera ni la philosophie, ni la science. Elle ne périra pas par les grandes et nobles attaques de la pensée, mais tout bonnement par le bas poison, le sublimé corrosif de l’esprit français : la blague.
- L’hexamètre, pourvu qu’en rompant la césure. Il montre la pensée et garde la mesure. Vole et marche : il se tord, il rampe, il est debout. Le vers coupé contient tous les tons, il dit tout.
- Je veux, que voulez-vous, par lentes ambages, décrire dans l’air toute ma pensée.
- Le décousu et l’absurdité de la rédaction indiquent quelque chose de plus que la difficulté d’exprimer sa pensée.
- Toutes les choses qu’on fait faire aux chiens, aux chevaux et aux singes ne sont que des mouvements de leur crainte, de leur espérance ou de leur joie, en sorte qu’ils les peuvent faire sans aucune pensée.
- Je pense à toi, tous les jours. Cela devient une pensée douce et calme. Voilà mon occupation : me rappeler certains moments de toi.
- Son bras menu pendait avec l’inertie qu’une pensée profonde imprime à l’attitude.
- Un véritable homme de lettres, à la pensée de sa mort, est triste moins de mourir que de ne pouvoir concevoir sur la mort ne fût-ce qu’une seule pensée originale.
- Alors, s’exaltant pour exalter : Eh quoi ! C’est vous, ajoute-t-il, que cette pensée n’enflamme point ?
- Du moment que la pensée n’est pas tout, elle n’est qu’un égarement de ce qui n’est pas elle.
- Pensée de Jack l’Eventreur : lacérez dans mes bras !
- On vit petitement si l’on pense petitement. On vit librement si l’on pense librement. La pensée n’est jamais sans conséquence sur notre existence, personnelle ou collective.
- Quand j’ai fait un beau tableau, je n’ai pas écrit une pensée. C’est ce qu’ils disent. Qu’ils sont simples ! Ils ôtent à la peinture tous ses avantages.