Toutes les choses qu’on fait faire aux chiens, aux chevaux et aux singes ne sont que des mouvements de leur crainte, de leur espérance ou de leur joie, en sorte qu’ils les peuvent faire sans aucune pensée.
Image : Toutes les choses qu’on fait faire...

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- Le monde animal et le monde végétal ne sont pas utilisés seulement parce qu’ils sont là, mais parce qu’ils proposent à l’homme une méthode de pensée.
- On ne peut pas penser quand on est amoureux. On est trop occupé à brûler sa maison. On ne garde aucune pensée pour soi. On les envoie toutes vers l’aimée, comme des colombes, comme des étoiles, comme des rivières.
- On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée; mais pour que soit vrai, il faut qu’il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d’idées, la force peut tout.
- L’être humain ne doit jamais cesser de penser. C’est le seul rempart contre la barbarie. Action et parole sont les deux vecteurs de la liberté. S’il cesse de penser, chaque être humain peut agir en barbare.
- Quand nulle bête n’a d’autre choix que vivre son instinct, chaque être humain reçoit la faculté de choisir; et c’est ce qui le distingue à l’intérieur du règne animal, et c’est ce qu’on nomme intelligence.
- D’emblée, on aime les animaux tels qu’ils sont, sans songer à vouloir les changer.
- Il faut que la raison règle nos passions, qu’elle leur donne un but utile, autrement elles nous ravalent au rang des animaux, ou elles nous conduisent au crime.
- Pour être heureux, inspire-toi de la conduite des animaux.
- Faisons comme les ménagères et réfléchissons à ces sentences : On ne met pas des vaches dans tous les parcs que l’esprit construit. Au bout de la patience, il y a le ciel.
- Le troupeau humain est un chien qui aboie et mord ceux qui ont peur de lui mais pas ceux qui le méprisent. Si vous montrez que vous avez peur, vous serez poursuivis, alors que si vous manifestez de l’indifférence, ils se mettront à douter de leur pouvoir.
- Il y a cette immense liberté de l’animal, enfermé certes dans les limites de son espèce, mais vivant sans plus sa réalité d’être, sans tout le faux que nous ajoutons à la sensation d’exister.
- Il n’y a pas de différence fondamentale entre l’homme et les animaux dans leur capacité à ressentir du plaisir et de la douleur, du bonheur et de la misère.
- A travers les chiens nous rendons hommage à l’amour, et à sa possibilité. Qu’est-ce qu’un chien, sinon une machine à aimer ?
- L’homme nie essentiellement ses besoins animaux, c’est le point sur lequel portèrent la plupart de ses interdits, dont l’universalité est si frappante et qui vont en apparence si bien de soi qu’il n’en est jamais question.
- Vous voulez protéger des animaux en ne leur permettant plus de naître ? " Absolument. Il n’y a aucun fondement moral à faire naître un individu dans le but de s’en servir et de lui faire subir une vie atroce.