- Il s’était rendu coupable de haute mécréance, un crime par la pensée, il avait rêvé de révolte, de liberté et d’une vie nouvelle au-delà des frontières.
- L’athée, avant de qualifier le négateur de Dieu, sert à poursuivre et condamner la pensée de l’individu affranchi, même de la façon la plus infime, de l’autorité et de la tutelle sociale en matière de pensée et de réflexion.
- Souhaiter la mort de quelqu’un, c’est l’assassiner en idée. Si la pensée tuait, que de meurtriers et que de victimes !
- Mais les mots sont des choses, et une petite goutte d’encre, - Tombant comme la rosée sur une pensée, produit - Ce qui fait penser des mille, peut-être des millions.
- Pour que la pensée se coule sans hésitation dans les signes, il faut qu’une discipline ait impérieusement établi un rapport univoque de ceux-ci aux idées...
- Pour toutes les idées claires, il existe une pensée plastique qui les traduit.
- Le langage, c’est le courage : la capacité de concevoir une pensée, de la dire, et ce faisant, de la rendre vraie.
- Toute la dignité de l’homme est dans la pensée; toute la dignité de la pensée est dans la mémoire.
- Lever la main sur son père, disaient les vieilles gens. Lever la parole sur son père, dirons-nous, et simplement lever la pensée. Tout père sur qui son fils lève la main est coupable d’avoir fait un fils qui levât la main sur lui.
- Une pensée n’est parfaite que lorsqu’elle est disponible, c’est-à-dire lorsqu’on peut la détacher et la placer à volonté.
- La parole n’est pas une flèche, mais elle perce davantage.
- Ne fais point, affectant un savoir pédantesque, du latin et du grec l’étalage burlesque.
- Mais en écoutant M. Chalamont, je viens de m’apercevoir que le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs, on lui fait dire ce que l’on veut. Les chiffres parlent, mais ne crient jamais.
- Dans la direction du cœur, le chemin doit toujours faire un détour par la pensée.
- Penser ne consiste pas à avoir des idées, à faire des discours savants. Penser, c’est rester ouvert, questionnant.
- Une pensée est une idée de passage.
- Les secondes pensées sont les plus sages.
- Penser ne suffit pas : il faut penser à quelque chose.
- Ce que nous appelons mouvements du cœur. N’est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
- Quand on se place à contre-courant, il y a toujours de la lumière.
- Le principal organe de la vision, c’est la pensée. On voit avec nos idées.
- Toute pensée est vivante à condition qu’elle s’échange, elle n’est pas figée ou bien elle est morte.
- Penser ne fait pas seulement appel à l’intelligence et à la profondeur, mais avant tout au courage.
- Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
- L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui; l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale.
- Il n’appartient qu’à la pensée d’être ressemblante.
- Il en va de la pensée et des sentiments comme de l’ADN. Cette chaîne qui est supposée nous définir en propre et dont les revues nous dessinent volontiers le curieux collier. Les êtres qui nous touchent sont autant d’éléments constitutifs et nous renvoient à d’autres, qui nous renvoient à d’autres, fictifs, réels, aperçus ou aimés la vie durant.
- Qu’est-ce qu’une pensée qui n’aurait pas de coeur. Et qu’est-ce qu’un coeur qui ne serait pas éclairé au soleil de la pensée.
- Les bonnes pensées viennent du cœur, les grandes de l’âme.
- Penser, c’est parler avec soi-même.
- Toute pensée est une tige qui deviendra fleur, qui deviendra fruit.
- La pensée, on l’oublie trop souvent, est un art, c’est-à-dire un jeu de précision et d’imprécision, de flou et de rigueur.
- Ce que le troupeau déteste le plus, c’est celui qui pense différemment; ce n’est pas tant l’opinion elle-même, mais l’audace de vouloir penser par lui-même, quelque chose qu’ils ne savent pas faire.
- Méfions-nous des pensées faibles. Ce sont souvent - et paradoxalement - les plus chargées d’ambiguïtés.
- Comme jouer du violon ou du piano, penser exige une pratique quotidienne.
- Si la pensée corrompt le langage, le langage peut aussi corrompre la pensée. Un mauvais usage peut se répandre par tradition et par mimétisme, même parmi les gens qui devraient être plus avisés - et qui le sont effectivement.
- On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée; mais pour que soit vrai, il faut qu’il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d’idées, la force peut tout.
- Le propre de l’hérétique, c’est-à-dire de celui qui a une opinion particulière, est de s’attacher à ses propres pensées.
- Ce sont les pensées d’un homme qui déterminent sa vie.
- Les hommes qui ne pensent pas sont comme des somnambules.