Ce que nous appelons mouvements du cœur. N’est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Ce que nous appelons mouvements du cœur. N’est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Journal (1922)
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Les pensées, même abstraites, doivent rappeler que le cerveau est irrigué par le cœur.
Le cœur, c’est une intelligence qui peut venir même aux imbéciles. L’amour, c’est quand toute la limaille de notre pensée est précipitée vers le cœur de l’autre comme vers un aimant.
On use son cœur à force d’y concentrer sa vie.
C’est étrange de voir comment ton cerveau pouvait savoir ce que ton cœur refuse d’accepter.
Je ne sais ce que c’est que le cœur, moi, je n’appelle ainsi que les faiblesses de l’esprit.
Souvent le cœur se fatigue de voir que jamais vie et rêve ne concordent.
Dans la direction du cœur, le chemin doit toujours faire un détour par la pensée.
Devant certaines douleurs, le cœur est plus perspicace que l’esprit.
D’un côté, mon cœur penche pour le désintéressement mais de l’autre, ma main attrape tout ce qui passe à sa portée.
Quand le cœur se tait, tout parle inutilement.

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