Il n’appartient qu’à la pensée d’être ressemblante.
1898-1967Il n’appartient qu’à la pensée d’être ressemblante.
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Le véritable art de peindre
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Du moment que la pensée n’est pas tout, elle n’est qu’un égarement de ce qui n’est pas elle.
C’est seulement lorsqu’on ne voit pas de terme à sa pensée, qu’il faut penser.
Se montrer tel qu’on est, c’est accepter d’être vu autre qu’on n’est. Tenir compte de la distorsion que subit notre image en l’esprit d’autrui.
Il arrive à chacun de se croire un surhomme tant qu’il ne s’est pas aperçu qu’il est en même temps mesquin, impur et perfide.
À force de se moquer de ceux à qui on accepte de ressembler, on devient de ceux-là.
À force de vivre dans les mêmes idées, de ne voir qu’une chose, si on la veut avec ardeur on ne remarque plus le crime de ses désirs.
Ce n’est pas l’apparence qui fait la beauté d’une femme, c’est son rayonnement.
Trop de ressemblance fait prendre l’image pour ce qui lui donne naissance, trop de dissemblance fait disparaître l’apparence d’image, au point de faire croire que l’image est une réalité nouvelle.
Ce qui importe, c’est l’opinion que tu as de toi-même et non l’opinion que les autres ont de toi. C’est par des moyens vils qu’on se fait aimer des êtres vils.
Le style est le vêtement de la pensée.

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