Une pensée n’est parfaite que lorsqu’elle est disponible, c’est-à-dire lorsqu’on peut la détacher et la placer à volonté.
Essayiste, 1754-1824 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Une pensée n’est parfaite que lorsqu’elle est disponible, c’est-à-dire lorsqu’on peut la détacher et la placer à volonté.
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Source vérifiée
Pensées, essais et maximes, tome 1 (1850), Texte entier
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Quiconque a pensé pensera toujours ; et l’entendement une fois exercé à la réflexion, ne peut plus rester en repos.
Toute pensée est vivante à condition qu’elle s’échange, elle n’est pas figée ou bien elle est morte.
C’est seulement lorsqu’on ne voit pas de terme à sa pensée, qu’il faut penser.
Du moment que la pensée n’est pas tout, elle n’est qu’un égarement de ce qui n’est pas elle.
Une pensée est une idée de passage.
Il est inutile de se battre pour une idée. Quand une idée est bonne, elle fait son chemin toute seule.
Le verbe clair n’est pas entendu, car imaginé compris sans effort. La compréhension résulte de la réflexion.
La pensée est difficile à contenir, légère, courant où il lui plaît. La dompter est chose salutaire ; domptée, elle procure le bonheur.
Si tu veux que l’humanité progresse, jette bas toute idée préconçue. La pensée ainsi frappée s’éveille et devient créatrice. Sinon, elle se fixe dans une répétition mécanique qu’elle confond avec sa vraie activité.
Faut réfléchir avant de faire le bien ! Faut être sûr que c’est un bon bien !

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