L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui; l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale.
Citations similaires à "L’homme n’est qu’un roseau, le plus..." :
- La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l’orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.
- Il est indigne de Dieu de se joindre à l’homme misérable; mais il n’est pas indigne de Dieu de le tirer de sa misère.
- Le plus grand philosophe du monde, sur une planche plus large qu’il ne faut, s’il y a au-dessous un précipice, quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra. Plusieurs n’en sauraient soutenir la pensée sans pâlir et suer.
- C’est à ne pas penser que la pensée de l’homme s’use; et c’est celui qui pense peu qui se prévaut de certitudes.
- La nature de l’homme n’est pas de tuer des agneaux ou de casser les pierres, mais de circuler une rose à la main.
- On ne peut comprendre l’homme en-dehors de la nature, et la nature est incompréhensible sans l’homme.
- L’homme n’est pas digne de Dieu.
- L’homme est par nature un animal politique.
- Le problème, c’est que les hommes, avec la sorte de pouvoir que donnent l’argent et le savoir, s’attribuent l’univers.
- Chaque homme n’est pas lui-même seulement. Il est aussi le point unique, particulier, toujours important, en lequel la vie de l’univers se condense d’une façon spéciale, qui ne se répète jamais.
- L’homme n’est qu’une force, avec un pouvoir sublime qu’il appelle son intelligence, mais toutes les puissances prennent leur source dans la Matière sans commencement ni fin.
- Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser.
- L’homme qui sait n’éprouve pas de joie égale à celle qu’on trouve dans l’ombre, de frisson aussi puissant que celui que le danger glace et pour lui, aucune souffrance n’est plus sacrée que celle qui par pudeur n’ose pas se manifester.