Les catholiques massacrèrent les réformés ; les réformés massacrèrent les catholiques : tels furent les premiers progrès de la liberté de pensée.
Écrivain, 1844-1924 Image : Nobel Foundation, Domaine public, Wikimedia Commons Les catholiques massacrèrent les réformés ; les réformés massacrèrent les catholiques : tels furent les premiers progrès de la liberté de pensée.
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Source vérifiée
L’Île des Pingouins (1908), livre IV
… son temps fut celui du libre examen. Mais ce grand homme prenait pour douceur de mœurs les élégances des humanistes et ne prévoyait pas les effets du réveil de l’intelligence chez les Pingouins. Il amena la réforme religieuse;les catholiques massacrèrent les réformés; les réformés massacrèrent les catholiques: tels furent les premiers progrès de la liberté de pensée.Les catholiques l’emportèrent en Pingouinie. Mais l’esprit d’examen avait, à leur insu, pénétré en eux; …
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Les Français sont pour la plupart catholiques. Un ordre religieux important est la Bénédictine. La Bénédictine dirige les consciences. Ses moines ont des règles douloureuses.
Les idées démocratiques sur la liberté, l’égalité et la fraternité ne sont le fruit du christianisme que chez les peuples qui, dès avant leur conversion au christianisme, avaient considéré la liberté comme le souverain bien sur terre.
Si Dieu n’existait pas, les catholiques l’auraient inventé.
La philosophie a préparé en silence leur destruction (des jésuites) ; les jansénistes ont sonné la charge, et la justice a consommé l’ouvrage.
Il est vrai que la liberté ne doit pas faire oublier les libertés. Mais quand les hommes ne rêvent plus de cathédrales, ils ne savent plus faire de belles mansardes. Quand ils n’ont plus la passion de la liberté, ils ne savent plus édifier les libertés. On ne donne pas la liberté aux hommes, de l’extérieur, avec des facilités de vie ou des Constitutions : ils s’assoupissent dans leurs libertés, et se réveillent esclaves. Les libertés ne sont que des chances offertes à l’esprit de liberté.
La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le Pape, le papier.
L’Eglise catholique a fini par ressembler à une cathédrale très ancienne, d’une grande simplicité primitive, d’une grande beauté idéale, que le XVIIe, le XVIIIe et le XIXe siècles ont surchargée d’éléments disparates.
Les Jésuites ont fait de l’éducation une machine à rétrécir les têtes et aplatir les esprits, selon l’expression de M. Michelet.
Les concessions qu’il fallait faire à la cour, à la société, au clergé étaient pires que les petits désagréments que peut nous infliger la démocratie.
Les morsures de la conscience sont les motions sadiques du christianisme.

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