Les concessions qu’il fallait faire à la cour, à la société, au clergé étaient pires que les petits désagréments que peut nous infliger la démocratie.
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- On veut avant tout fonder un Etat juste, et l’on ne s’aperçoit pas que l’on brise la liberté, que l’on fait une révolution sociale et non une révolution politique, que l’on pose la base d’un despotisme semblable à celui des Césars sur l’ancienne Rome.
- La liberté, où tant d’étourdis se trouvent portés du premier bond, fut pour moi une aquisition lente.
- Les défaites de la démocratie sont des défaites de l’égalité et non la défection des illusions.
- Nous devons être respectueux de la démocratie, mais quand quelque chose nous apparaît non légitime, même si c’est légal, il nous appartient de protester, de nous indigner et de désobéir.
- En démocratie, règne la dictature du plus petit commun cru ou ressenti. Certainement pas pensé.
- Une des contradictions de la démocratie : doit elle exclure ceux qui veulent la détruire ? Non quand ils ne sont qu’une minorité. Mais quand ils obtiennent la majorité c’est trop tard.
- L’excès des impôts conduit à la subversion de la justice, à la détérioration de la morale, à la destruction de la liberté individuelle.
- Entre le gouvernement qui fait le mal et le peuple qui l’accepte, il y a une certaine solidarité honteuse.
- L’effondrement de la bonne conscience et l’absence de responsabilité et de contrôle public ont conduit à des crimes contre l’humanité et à des violations du droit international.
- Le gouvernement populaire est le pire fléau dont Dieu afflige un Etat quand il veut le châtier.
- Mieux vaut se tromper en agissant que de refuser d’agir. La stagnation est pire que la mort, elle est aussi corruption.
- Ce qui abrutit le peuple, ce n’est pas le défaut d’instruction, mais la croyance en l’infériorité de son intelligence. Et ce qui abrutit les « inférieurs » abrutit du même coup les « supérieurs ».
- Le public est si malin qu’il rend moins volontiers justice aux vivants qu’aux morts, et que souvent il n’élève les morts que pour rabaisser les vivants.
- La démocratie et la liberté sont aussi fragiles que rares : elles sont à la merci du premier viol. Elles ne seront sauvées que s’il se trouve assez de démocrates pour en mesurer le prix et accepter de le payer.
- La démocratie a deux excès à éviter : l’esprit d’égalité extrême, qui la conduit au despotisme d’un seul, et le despotisme d’un seul qui finit par la guerre.