La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le Pape, le papier.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le Pape, le papier.
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Les catholiques massacrèrent les réformés ; les réformés massacrèrent les catholiques : tels furent les premiers progrès de la liberté de pensée.
La liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté faite de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
En France, ce qui classe un journal parmi les feuilles politiques, c’est la critique des actes du gouvernement et des partis ; en Angleterre, c’est la publication des nouvelles du jour.
La caractéristique des gens, c’est qu’ils sont prêts à tout croire. D’ailleurs, comment l’Église aurait-elle pu résister pendant presque deux mille ans sans la crédulité universelle ?
La presse est une école d’aboutissement parce qu’elle dispense de penser.
La presse est libre, vous le savez. Elle est libre et responsable. Quand une vérité se dégage, il faut la respecter.
Avec une campagne de presse bien menée, au bout de deux mois, les Français croiraient en Dieu.
Les Français sont pour la plupart catholiques. Un ordre religieux important est la Bénédictine. La Bénédictine dirige les consciences. Ses moines ont des règles douloureuses.
Le pape est l’avocat de dieu. Dommage que son client soit mort.
Pendant très longtemps, la censure était politique, sociale, sur les murs. Les pressions étaient énormes. Aujourd’hui, la censure est celle de l’argent.

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