J’appelle bourgeois quiconque pense bassement.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
J’appelle bourgeois quiconque pense bassement.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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J’appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l’amour, pour sa sécurité.
Je songe à ce style modeste et strict, qui seul conserve à travers les âges une pensée vive.
C’est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s’accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
Qu’est ce que c’est beau chez les bourgeois. Ils seraient moins cons, ça donnerait presque envie d’en faire partie.
Un intellectuel, pour moi, c’est cela : quelqu’un qui est fidèle à un ensemble politique et social, mais qui ne cesse de le contester.
Les idéologies m’importent peu. Je suis du côté de la dignité de l’homme.
Le propre de la médiocrité est de se croire supérieur.
C’est la négation cynique de toutes les vertus ; tu as de l’argent, quelque canaille ou quelque stupide que tu sois, tu possèdes tous les droits.
Qu’il s’agisse de politique, de morale, ou de philosophie, je suspecte les jugements de ceux qui ignorent tout de ce qu’ils sont.
Le mot intellectuel, dans le jargon politique d’alors, était une insulte : il désignait un homme qui ne comprend pas la vie et qui est coupé du peuple.

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