Le mot intellectuel, dans le jargon politique d’alors, était une insulte : il désignait un homme qui ne comprend pas la vie et qui est coupé du peuple.
Romancier, 1929-2023 Image : Elisa Cabot, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Le mot intellectuel, dans le jargon politique d’alors, était une insulte : il désignait un homme qui ne comprend pas la vie et qui est coupé du peuple.
Romancier, 1929-2023 Image : Elisa Cabot, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Le livre du rire et de l'oubli
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Un intellectuel, pour moi, c’est cela : quelqu’un qui est fidèle à un ensemble politique et social, mais qui ne cesse de le contester.
L’économie politique n’a pas, dans tout son vocabulaire, un mot qui ait autant excité la fureur des réformateurs modernes que le mot Concurrence, auquel, pour le rendre plus odieux, ils ne manquent jamais d’accoler l’épithète : anarchique.
Passer sa vie dans l’opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.
Le mot « camarade », c’est sans doute le mot qui a le plus souffert de la politique.
Ce qu’on nomme culture consiste, pour une partie des intellectuels, à persécuter l’autre partie.
Tout critique de profession, homme médiocre par nature.
L’homme obtus manque d’esprit, le sot d’entendement.
Ne pas avoir un point de vue politique correct, c’est comme ne pas avoir d’âme.
On dit toujours que quelqu’un exagère quand il décrit une injustice à des gens qui ne veulent pas en entendre parler.
Souvent on appelle la vie les bêtises que l’on fait.

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