L’économie politique n’a pas, dans tout son vocabulaire, un mot qui ait autant excité la fureur des réformateurs modernes que le mot Concurrence, auquel, pour le rendre plus odieux, ils ne manquent jamais d’accoler l’épithète : anarchique.
1801-1850L’économie politique n’a pas, dans tout son vocabulaire, un mot qui ait autant excité la fureur des réformateurs modernes que le mot Concurrence, auquel, pour le rendre plus odieux, ils ne manquent jamais d’accoler l’épithète : anarchique.
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Harmonies économiques par m. Fr. Bastiat
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Si nous pouvions, en économie politique, laisser de côté cette terminologie damnée de la valeur, de la richesse, du revenu, du capital, mots si gros de vie latente, mais si corrompus par le péché originel !
Le mot intellectuel, dans le jargon politique d’alors, était une insulte : il désignait un homme qui ne comprend pas la vie et qui est coupé du peuple.
La politique, c’est le présent désincarné ; elle ne tient compte ni du passé, ni de l’avenir, c’est une invention des hommes pour évacuer tranquillement le quotidien.
Le néolibéralisme n’est pas un programme économique – c’est un programme politique conçu pour produire le désespoir et tuer toute alternative future.
Une grande partie de la rhétorique républicaine est meilleure que celle des démocrates. Mais quand ils sont au pouvoir, c’est à peu près la même chose. C’est servir leurs partisans, c’est le bien-être des entreprises, c’est le copinage qui est si destructeur, en particulier pour les défavorisés.
La vraie politique ne put donc pas faire un pas sans avoir auparavant rendu hommage à la morale.
Rien ne ressemble plus à la pensée mythique que l’idéologie politique.
C’est par un manque de maîtrise de soi, de scepticisme et d’esprit critique que le tyran se distingue de l’homme politique normal.
L’abdication de la démocratie peut prendre deux formes, elle recourt soit à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot, nationale et internationale.
Hypocrisie donc que de parler de symbiose de civilisations, de profits réciproques dans une communauté dont les universités ignorent jusqu’aux noms de nos grands penseurs et passent sous silence l’histoire de nos empires. Seuls peuvent s’en accommoder les tenants d’un cosmopolitisme culturel habillé d’oripeaux exotiques.

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