Le néolibéralisme n’est pas un programme économique - c’est un programme politique conçu pour produire le désespoir et tuer toute alternative future.
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- Racisme et xénophobie ne sont pas de génération spontanée, mais le produit d’une politique qui s’y abandonne.
- L’écologie n’est pas une option. Je crois qu’elle est désormais entrée dans toutes les têtes. Elle transcende la classe politique.
- L’histoire sociale enseigne qu’il n’y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l’imposer.
- Lorsque la politique a atteint un certain stade de développement où elle n’est plus capable de se développer par elle-même, il éclate une guerre pour lever les obstacles apparus sur le chemin de la politique.
- Le libéralisme présuppose que rien ne doit être fait. Tout délit doit être puni. La pensée libérale est dépassée. Elle entre en conflit avec l’intérêt de la majorité écrasante de la population.
- L’argent tue. Le capitalisme tue ! Le libéralisme tue ! Il n’y a pas d’autre mot. Il tue !
- La démocratie, c’est la ménopause des sociétés occidentales, la Grande Ménopause du corps social. Et le fascisme est leur démon de midi.
- L’économie politique n’a pas, dans tout son vocabulaire, un mot qui ait autant excité la fureur des réformateurs modernes que le mot Concurrence, auquel, pour le rendre plus odieux, ils ne manquent jamais d’accoler l’épithète : anarchique.
- La bourgeoisie est toujours condamnée à mort, elle en répand elle-même assez complaisamment la nouvelle et continue pourtant à vivoter sans avoir l’air de croire à sa mort et toujours optant pour les solutions mortelles.
- Les extrêmes manquent la frontière au-delà de laquelle la vie prend fin, et la passion de l’extrémisme, en art comme en politique, est désir de mort déguisé.
- La bonne politique n’est pas de s’opposer à ce qui est inévitable; la bonne politique est d’y servir et de s’en servir.
- On entre en politique avec un bel avenir devant soi et on en sort avec un terrible passé.
- Rien ne ressemble plus à la pensée mythique que l’idéologie politique.
- La politique, c’est le présent désincarné; elle ne tient compte ni du passé, ni de l’avenir, c’est une invention des hommes pour évacuer tranquillement le quotidien.
- On veut avant tout fonder un Etat juste, et l’on ne s’aperçoit pas que l’on brise la liberté, que l’on fait une révolution sociale et non une révolution politique, que l’on pose la base d’un despotisme semblable à celui des Césars sur l’ancienne Rome.