Il nous manque d’aller dans notre vie comme si nous n’y étions plus, avec cette souplesse du chat entre les hautes herbes, ou avec ce fin sourire de l’amoureuse devant son coeur cambriolé.
Image : Il nous manque d’aller dans notre...

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- Il nous manque d’aller dans notre vie comme si nous n’y étions plus...
- Pourquoi aimons-nous tant les feuilles mortes alors qu’elles sont le signe de notre fin, sinon parce que nous avons profondément besoin d’être menés loin du monde ?
- Un tête-à-tête permanent avec Dieu, dans cette vie, serait accablant. Il faut à l’amour un peu d’absence.
- Mais enfin, dit l’Amour se masquant en paradoxe, qu’est-ce qu’un amant ? C’est un instrument auquel on se frotte pour avoir du plaisir. M. Cuvier me disait : «votre chat ne vous caresse pas, il se caresse à vous.
- Le chagrin est une sorte de chat sauvage, de couleur grise. Son cri est plutôt triste et lugubre. Il faut se mettre à plusieurs pour en venir à bout. Car, tout seul, on arrive mal à chasser le chagrin.
- Le chat ne nous caresse pas, il se caresse à nous.
- Il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie : la musique et les chats.
- La vie réussit à nous trouver quand plus personne ne sait où nous sommes, pas même nous. Si loin que nous soyons, elle se fraye un passage. Si grande soit notre volonté de l’éviter, de la fuir dans un travail, dans un devoir, dans un sérieux - elle arrive, têtue, se moquant gentiment de nous, de la naïveté de nos projets, de la sagesse de nos calendriers.
- Nous ne le savons déjà que trop par nous-mêmes, cette vie n’est qu’une épreuve passagère malgré cela, nous nous cramponnons à elle, espérant toujours y découvrir le bonheur.
- Peut-être était-ce la vie, tout simplement ? Redevenir sans cesse orphelin. On devrait nous le dire à la naissance : mets ton coeur dans une valise, prépare-toi à voyager.
- On peut se laisser dépérir dans le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie.
- Nous avons beau - comme l’arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n’avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
- Notre amour de la vie est semblable au sentiment des vivants pour les disparus, nous savons qu’elle existe et nous l’aimons sans pouvoir l’étreindre...
- C’est une chose fragile que la lumière du jour. On y grandit. On y marche. On y attend quelque chose, on se sait trop quoi. Oui, mais voilà : où trouver la force d’attendre, quand le visage aimé est recouvert de terre ?
- A trop chercher le bonheur ailleurs, on finit par oublier celui que l’on a devant soi...