Le cœur a beau mentir, la blessure est au fond.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Le cœur a beau mentir, la blessure est au fond.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Poésies nouvelles (1850), La Nuit d’août
Toujours d’affreux combats et de sanglantes armes;Le cœur a beau mentir, la blessure est au fond.Hélas! par tous pays, toujours la même vie: Convoiter, regretter, prendre et tendre la main. Toujours mêmes acteurs et même comédie, Et, quoi qu’ait inventé l’humaine hypocrisie, Rien de vrai là-dessous que le squelette humain. Hélas! mon bien-aimé, vous n’êtes plus poëte. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La larme dans l’œil est la blessure dans le cœur.
Hélas ! Un cœur saignant d’une blessure intérieure n’a plus rien à redouter des atteintes du dehors : déchu de tout ce qu’il connaît de bonheur, qu’importe dans quel abîme il tombe.
Le cœur de l’envieux n’est que fiel et qu’amertume.
Il n’y a rien de plus complet qu’un cœur brisé.
Le cœur peut souffrir éternellement de la blessure d’un vivant, – il ne saigne plus sur un mort.
On est plus près du cœur quand la poitrine est plate.
Un cœur patient est un cœur triste.
La souffrance, celle qui fait des trous dans la tête et dans le cœur, celle-là, on ne peut la dire, ni la montrer. Elle est intérieure, enfermée, invisible.
Dans ces grandes crises, le cœur se brise ou se bronze.
Mon pauvre cœur est un hibou Qu’on cloue, qu’on décloue, qu’on recloue. De sang, d’ardeur, il est à bout. Tous ceux qui m’aiment, je les loue.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.