On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement.
Écrivain, 1871-1922 Image : Otto Wegener, Domaine public, Wikimedia Commons On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement.
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Albertine disparue (1925), chapitre I
… Je dus souffrir beaucoup pendant cette période-là, mais je me rends compte qu’il fallait que ce fût ainsi.On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement.En protégeant Albertine de tout contact, en me forgeant l’illusion qu’elle était innocente, aussi bien que plus tard en prenant pour base de mes raisonnements la pensée qu’elle vivait, je ne faisais que retarder l’heure de la guérison, parce que je retardais les longues heures …
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On guérit comme on se console : on n’a pas dans le cœur de quoi toujours pleurer et toujours aimer.
Les blessures d’amour ne peuvent guérir que par celui qui les a faites.
La souffrance est salutaire.
On ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l’âme.
Il n’y a que les êtres heureux pour savoir ce qu’est la véritable souffrance.
Quand tu souffriras beaucoup, regarde ta douleur en face, elle te consolera elle-même et t’apprendra quelque chose.
La souffrance a ses limites, pas la peur.
J’ai découvert que l’on pouvait supporter l’insupportable si l’on gardait le moral, même quand le corps souffrait.
Il vaut mieux endurer patiemment une vive douleur que vous êtes seule à éprouver, que de commettre une action inconsidérée dont les fâcheuses conséquences s’étendraient à tous les vôtres.
Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance comme un divin remède à nos impuretés !

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