La solidarité nait de la douleur et non de la joie. On se sent plus proche de quelqu’un qui a subi avec vous une épreuve pénible que de quelqu’un qui a partagé avec vous un moment heureux.
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- Partout, de nos jours, l’esprit humain commence ridiculement à perdre de vue que la véritable garantie de l’individu consiste, non dans son effort personnel isolé, mais dans la solidarité.
- La solidarité n’existe pas : n’existe qu’une coalition d’égoïsmes. Chacun reste avec les autres pour se sauver soi-même.
- Il n’est pas vrai que la souffrance ennoblisse le caractère; le bonheur le fait parfois, mais la souffrance, pour la plupart, rend les hommes mesquins et vindicatifs.
- Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse : Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse.
- Ce qui fait la tristesse des uns fait la joie des autres.
- Après le départ d’un proche, il ne faut pas pleurer de chagrin mais de joie. Plutôt que regretter ce qui n’est plus, on doit se réjouir de ce qui a été.
- Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
- Tout attachement est finalement un printemps de douleur. Heureux, mille fois celui qui peut s’échapper. Le solitaire ne regrette personne et personne ne le regrette. Ceux qui ne veulent pas souffrir, ceux qui craignent le chagrin doivent se détacher des êtres.
- L’être humain qui souffre de solitude a besoin de savoir que cette souffrance ne lui est pas reprochée et qu’il est aimé même dans sa souffrance.
- On trouve un certain charme à répandre des pleurs : - En apaisant notre âme, ils calment nos douleurs.
- Rien n’est plus important que l’empathie pour un autre être humain qui est en train de souffrir. Rien. Pas une carrière, et non pas la richesse, l’intelligence, certainement pas de statut. Nous devons nous sentir l’un pour l’autre si on va survivre avec dignité.
- Il n’est rien de plus lourd que la compassion. Même notre propre douleur n’est pas aussi lourde que la douleur consentie avec un autre, pour un autre, à la place d’un autre, multiplié par l’imagination, prolongée dans des centaines d’échos.
- On doit avoir pitié des uns et des autres; mais on doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et, pour les autres, une pitié qui naît de mépris.
- Le problème, lorsqu’on se venge par jalousie, c’est que même si l’on inflige de la douleur aux autres, cela n’atténue en rien celle que l’on ressent soi-même. Au bout du compte, tout le monde est malheureux.