Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse : Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse.
Écrivain, 1606-1684Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse : Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse.
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Le Cid (1637), acte III
Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse! Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse; Toujours quelques soucis en ces événements Troublent la pureté de nos contentements. Au milieu du bonheur mon âme en sent l’atteinte: Je nage dans la joie, et je tremble de crainte. J’ai vu mort l’ennemi qui m’avait outragé; Et je ne saurais voir la main qui m’a vengé. …
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La souffrance est le fil dont l’étoffe de la joie est tissée. Jamais l’optimiste ne connaîtra la joie.
Le bonheur c’est pas grand chose, c’est juste du chagrin qui se repose.
Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse.
On n’est jamais exactement heureux ou triste, et quand on poursuit « le bonheur » on court après le reflet d’un mot.
C’est quand on est à l’apogée du malheur que l’on apprécie le plus le bonheur.
Nous sommes beaucoup plus malheureux dans le malheur qu’heureux dans le bonheur.
Dans ce monde déchu, voilà notre condition. Chaque bonheur représente un rayon de lumière entre les ombres, toute gaieté est associé au chagrin. Il n’est pas de naissance qui ne rappelle une mort, pas de victoire qui n’évoque une défaite.
Le bonheur que les autres vous croient ajoute à notre détresse de savoir que nous ne sommes pas heureux.
Il n’y a pas de vrai bonheur sans qu’il s’y mêle un petit peu le sens du malheur…
Le bonheur parfait n’est pas sur la terre ; mais le plus grand des malheurs et celui qu’on peut toujours éviter, est d’être malheureux par sa faute.

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