Si la tristesse est si près de la fortune, pourquoi l’envie est-elle si loin de la pitié ?
Écrivain, 1753-1801Si la tristesse est si près de la fortune, pourquoi l’envie est-elle si loin de la pitié ?
Écrivain, 1753-1801Partager sur
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Vie philosophique, politique et littéraire de Rivarol
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Le bonheur c’est pas grand chose, c’est juste du chagrin qui se repose.
Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l’excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l’âme naufragée qui n’ose plus croire.
Ton chagrin n’est qu’une joie et ton malheur est un bonheur à côté du mal qui me ronge et me détruit. Quand on est habitué à vivre dans le plaisir et la joie, un petit malheur semble plus insupportable qu’à quelqu’un d’un peu endurci par la vie.
Il y a une bonté qui assombrit la vie, une bonté qui est tristesse, que l’on appelle communément pitié.
La souffrance est le fil dont l’étoffe de la joie est tissée. Jamais l’optimiste ne connaîtra la joie.
Il n’y a pas de vrai bonheur sans qu’il s’y mêle un petit peu le sens du malheur…
De quelque désespoir qu’une âme soit atteinte, la douleur est toujours moins forte que la plainte.
La banalité de la vie est à faire vomir de tristesse, quand on la considère de près.
S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au cœur de l’indicible.
Beaucoup de pourquoi au malheur, pas de pourquoi au bonheur.

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