Les peuples, comme les hommes, conservent souvent leur vanité après avoir perdu leur fortune, leur puissance, leur courage et leur fierté.
Écrivain, 1753-1830Les peuples, comme les hommes, conservent souvent leur vanité après avoir perdu leur fortune, leur puissance, leur courage et leur fierté.
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Histoire de France, Volume 2
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Attention aux hommes chauves et riches ; l’arrogance du « riche » annule souvent le charme de la calvitie.
La vanité est pour les imbéciles une puissante source de satisfaction. Elle leur permet de substituer aux qualités qu’ils n’acquerront jamais la conviction de les avoir toujours possédées.
L’homme de pouvoir est ruiné par le pouvoir, l’homme d’argent par l’argent, l’homme soumis par l’asservissement, le jouisseur par le plaisir.
Il y a un certain goût de solitude qui a pour fondement la vanité. Par regret de ne pas se sentir apprécié à la valeur qu’on se croit, on se masque de mépris pour ceux qui se refusent à ce que nous voudrions d’eux.
Partout, les hommes se résignent aux sacrifices les plus durs plutôt que de se passer de gouvernement, partant de sécurité, et l’on ne saurait dire qu’en agissant ainsi, ils calculent mal.
Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d’être accablé de leur fortune.
Il y a des gens qui semblent pleins de sens et qui brillent, mais au dedans ils sont pareils à tous les autres, sinon par les richesses où est leur force unique.
Otez du monde la peur et la vanité, il y restera la sensualité, l’argent et la paresse.
L’homme et le Citoyen, quel qu’il soit, n’a d’autre bien à mettre dans la société que lui-même, tous ses autres biens y sont malgré lui.
Beauté, richesse et pouvoir séduisent le vice et ricanent de la vertu.

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