C’est une chose étrange de découvrir et de croire qu’on est aimé, quand on sait que personne ne peut aimer personne qu’un père, une mère ou un Dieu.
1904-1991C’est une chose étrange de découvrir et de croire qu’on est aimé, quand on sait que personne ne peut aimer personne qu’un père, une mère ou un Dieu.
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Il y avait une forme d’aliénation, qui fait que, je le crois, il faut un minimum de liberté pour aimer. Et ma mère, en définitive, n’a aimer qu’une personne au monde et c’est mon père.
Rien ne rend si aimable que de se croire aimé.
C’est une grande sottise de se croire aimé une fois pour toutes.
Avant mon père me disait qu’on ne connaît jamais vraiment les gens. Qu’on peut les aimer pendant toute une vie et être encore surpris.
Au long de la longue vie, il y a bien des amours parce que Dieu est bon. Mais d’un amour plus fort que tout, plus obstiné que tout, plus long que tout, nul n’est aimé que par sa mère.
L’amour est un signe de notre misère. Dieu ne peut aimer que soi. Nous ne pouvons aimer qu’autre chose.
J’ai eu beaucoup de difficulté avec l’amour, car il est impossible d’expliquer philosophiquement pourquoi on aime et veut être aimé par telle personne précise à l’exclusion de toute autre.
Rien de plus naturel que de vouloir être aimé pour soi-même. Et rien de plus sot, car soi-même n’existe pas. L’amour est toujours approximatif.
Connaître à fond, et tel qu’il est, un être humain et l’aimer, c’est impossible.
L’amour d’une mère c’est comme l’air : c’est tellement banal qu’on ne le remarque même pas. Jusqu’à ce qu’on en manque.

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