L’idée que la guerre n’était qu’un affrontement de chiffres et de signes, une pure mêlée audio-visuelle sans autre risque que des obscurités ou des erreurs d’interprétation.
Écrivain, 1924-2016L’idée que la guerre n’était qu’un affrontement de chiffres et de signes, une pure mêlée audio-visuelle sans autre risque que des obscurités ou des erreurs d’interprétation.
Écrivain, 1924-2016Partager sur
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Le Roi des aulnes (1970)
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Les guerres se gagnent par les petits détails.
L’obscénité de la guerre, c’est l’inévitable complicité qu’elle finit par tisser entre des ennemis qui croient n’avoir rien en commun et se ressemblent de plus en plus.
La guerre est une affaire de ruse.
La guerre représente le moindre effort psychologique : elle dénoue les situations embarrassantes et dispense de chercher des solutions complexes.
La seule excuse de la guerre, c’est qu’elle correspond à une folie de l’espèce humaine.
Une guerre, d’ailleurs, comme tout autre spectacle, se visionne mieux à distance.
Une guerre non officiellement déclarée, non reconnue par les gouvernements et jamais racontée par les journalistes produit une peur non admise, une peur qui se niche sous la peau.
Non, la guerre n’est pas la mère de toutes choses. La bataille ne produit rien, sauf de nouvelles batailles, d’où sa fécondité nulle.
L’esprit ne s’élève que dans l’adversité. Aucune guerre ne peut se gagner sans comprendre son ennemi.
La guerre n’est pas si onéreuse que la servitude.

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