Une guerre non officiellement déclarée, non reconnue par les gouvernements et jamais racontée par les journalistes produit une peur non admise, qui se niche sous la peau.
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- L’après-guerre est une locution utilisée par les politiques et les économistes qui ont peur de la paix.
- L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation.
- J’ai peur de la peur. " C’est elle qui pousse les peuples à la révolution, au fanatisme, au terrorisme, et les dirigeants au totalitarisme et à la guerre.
- A la guerre, personne ne comprend rien. Ceux qui semblent y comprendre quelque chose sont les plus hypocrites de tous, les plus fous ou les plus dangereux.
- La guerre n’est tout au plus que barbarie. Sa gloire n’est qu’illusion. Ce n’est seulement que ceux qui n’ont jamais tiré un coup de feu ou qui n’ont jamais entendu les cris et gémissements des blessés, ce sont ceux-là qui appellent à la vengeance, .
- La guerre représente le moindre effort psychologique : elle dénoue les situations embarrassantes et dispense de chercher des solutions complexes.
- Les petites sociétés ont plus souvent le droit de faire la guerre que les grandes, parce qu’elles sont plus souvent dans le cas de craindre d’être détruites.
- J’ai toujours été heurté par la parole des politiques, celle des promesses non tenues. Et le silence intérieur de ceux qui, pour n’avoir pas osé se prononcer, ont encouragé des massacres.
- La guerre n’existerait pas, sans la littérature. Et il n’y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
- L’idée que la guerre n’était qu’un affrontement de chiffres et de signes, une pure mêlée audio-visuelle sans autre risque que des obscurités ou des erreurs d’interprétation.
- La politique est plus dangereuse que la guerre... A la guerre, vous ne pouvez être tué qu’une seule fois. En politique, plusieurs fois.
- Attendez la fin de cette guerre, car l’on ne sait quels affaires pourraient survenir, et guerre faite sans bonne provision d’argent n’a qu’un soupirail de vigueur. Les nerfs des batailles sont les pécunes.
- La guerre n’est que le suicide misérable d’une foule en folie. Ses remous sanglants ne servent que les intérêts de ceux qui la dirigent.
- La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque. Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort.
- L’art de prévoir et de gagner par tous les moyens la guerre - la politique - s’impose, dès lors, comme l’exercice même de la raison. La politique s’oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté.