La vie, hélas, s’enfuit et ne s’arrête guère, - Et la mort va bientôt devant nous à grands pas. - Tout ce qui est, qui fut, et tout ce qui sera - Font à coeur troublé une éternelle guerre.
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- La vie s’enfuit et jamais ne s’arrête, la mort vient sur ses pas à étapes forcées.
- La vie, on est toujours à pester contre elle et quand elle nous quitte, on râle.
- Dans la vie, rien ne se résout; tout continue. On demeure dans l’incertitude; et on restera jusqu’à la fin sans savoir à quoi s’en tenir; en attendant, la vie continue, tout comme si de rien n’était.
- Qu’est-ce qu’une vie ? A quoi ça rime ? Le mauvais jeton dans la mauvaise machine - tout est pipé d’avance, ça claque, ça brille et ça loupiote, mais au final, vous êtes toujours tout seul avec la mort au bout.
- La vie est une côte. Tant qu’on monte on se sent heureux; mais, lorsqu’on arrive en haut, on aperçoit tout d’un coup la descente, et la fin, qui est la mort. Ca va lentement quand on monte, et très vite quand on descend.
- On n’est jamais serein dans la vie. Etre serein, c’est être mort. A partir du moment où tu auras plus à perdre qu’à gagner, tu seras foutue.
- La mort n’est rien, elle est sans cesse derrière vous, elle est la poussière de vos semelles. La vie est devant, toujours devant, allez à elle, ne vous retournez jamais.
- On entre, on crie, et c’est la vie; On bâille, on sort, et c’est la mort.
- Si nous admettons comme un fait expérimental ne souffrant aucune exception que tout ce qui vit retourne à l’état inorganique, meurt pour des raisons internes, nous pouvons dire : la fin vers laquelle tend toute vie est la mort.
- L’existence est une guerre menée contre le temps qui sourit devant notre agonie pour conquérir les contrées de la mort.
- Existait-il une seule vie véritablement achevée, une seule vie qui ne fût promesse inaccomplie, possibilité latente, plus encore ? Ce n’est pas le passé qui meurt avec chacun de nous. C’est l’avenir.
- Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l’homme contre la nature, de l’esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité.
- Attendez la fin de cette guerre, car l’on ne sait quels affaires pourraient survenir, et guerre faite sans bonne provision d’argent n’a qu’un soupirail de vigueur. Les nerfs des batailles sont les pécunes.
- La vie elle même n’est plus qu’un perpétuel délire.