Les relations entre les gens ressemblent souvent à des lignes de chemin de fer. Lorsque les voies s’écartent et s’éloignent l’une de l’autre, il faut attendre un aiguillage pour avoir une chance de les voir reprendre un chemin parallèle.
ÉcrivainLes relations entre les gens ressemblent souvent à des lignes de chemin de fer. Lorsque les voies s’écartent et s’éloignent l’une de l’autre, il faut attendre un aiguillage pour avoir une chance de les voir reprendre un chemin parallèle.
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Deux voies s’ouvrent à l’homme et à la femme : la férocité ou l’indifférence. Tout nous indique qu’ils prendront la seconde voie, qu’il n’y aura entre eux ni explication ni rupture, mais qu’ils continueront à s’éloigner l’un de l’autre.
Il arrive parfois que deux êtres aient cette impression de se retrouver sur le chemin de la Vie. Comme s’ils n’avaient été jusque là que provisoirement séparés. Comme si l’un et l’autre s’attendaient.
Quand vous passez l’essentiel de la journée à divaguer dans un monde imaginaire, il n’est parfois pas évident de faire le chemin dans l’autre sens. Et vous êtes saisi de vertige lorsque les frontières s’estompent.
Ma vie semble suivre une voie qui ne me correspond pas – je suis le passager d’un train, mais je n’ai aucune idée du chemin qu’il prend ni de sa destination finale.
La vie est une boulevard où certains ne font pas leurs arrêts et où d’autres restent bloqués au carrefour.
Mais c’est l’un des paradoxes du voyage : on croise de complets inconnus et on se confie parfois plus volontiers à eux qu’à des proches justement parce que l’on sait que, le périple terminé, on ne les reverra sans doute jamais.
L’absence unit et désunit, elle rapproche aussi bien qu’elle divise, elle relâche certains liens très solides, elle les tend et les éprouve au point de les briser.
Il y a toujours un autre, mon vieux. En amour, en amitié, ou même dans un train, un autre, assis en face de vous et qui vous fixe, ou vous tourne le dos et creuse les perspectives de votre solitude.
Un chemin que nous faisons seul nous semble long et ennuyeux. Si nous parcourons ce même chemin à deux, en discutant, nous voudrions qu’il se poursuive indéfiniment.
Un câlin, c’est détacher un petit bout de soi pour le donner à l’autre pour qu’il puisse continuer son chemin moins seul.

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