Il y a toujours à un autre, mon vieux. En amour, en amitié, et même dans un train, un autre, assis en face de vous et qui vous fixe ou vous tourne le dos et creuse les perspectives de votre solitude.
Image : Il y a toujours à un...

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- La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m’empêcher d’y fourrer ma plume. L’absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
- La nuit, les gens, avec leur solitude, leurs rêves d’amour ou de manque d’amour, s’en vont toujours chercher le bord de l’eau.
- Ce jour-là, j’ai vu pour la première fois à visage découvert, ma vieille ennemie la solitude, avec qui je fais bon ménage aujourd’hui.
- Il est seul maintenant. Parce que c’est ainsi. Parce que c’est cela, être humain. Seul parmi les hommes. Seul parmi des millions. Et qu’il n’y a de compagnonnage possible qu’une fois épousée cette solitude, une fois passé par son crible.
- Si vous vieillissez avec quelqu’un, vous passez par tant de rôles - vous êtes amants, amis, ennemis, collègues, étrangers; frère et soeur. C’est ce que l’intimité est, si vous êtes avec votre âme soeur.
- Les gens vivent les uns près des autres, mais pas ensemble. Ils s’épient, se jalousent passionnément et demeurent côte à côte par une habitude plus grégaire que solidaire.
- Si tu as été aimé, si tu as donné du bonheur ou de l’espérance, il se trouvera forcément quelqu’un, au jour de ta mort, pour te fermer les yeux, quelqu’un pour rassembler tes amis, organiser une veillée et t’entourer de tes souvenirs les plus chers.
- Sans la solitude, l’Amour ne restera pas très longtemps à tes côtés. Parce que l’Amour a aussi besoin de repos, pour pouvoir voyager dans les cieux et se manifester sous d’autres formes.
- Te voyant opulent dans l’extrême vieillesse, qui t’annonce un trépas prochain, a tes meilleurs amis fais part de ta richesse; Et jouis de la vie en attendant la fin.
- Se séparer lentement des être aimés, quelle amertume ! Mieux vaut trancher dans le vif, et retrouver la solitude, climat naturel de l’homme.
- La solitude me désespère; la compagnie des autres me pèse. La présence d’autrui dévie mes pensées; je rêve cette présence avec une distraction d’un type spécial, que toute mon attention analytique ne parvient pas à définir.
- Tout attachement est finalement un printemps de douleur. Heureux, mille fois celui qui peut s’échapper. Le solitaire ne regrette personne et personne ne le regrette. Ceux qui ne veulent pas souffrir, ceux qui craignent le chagrin doivent se détacher des êtres.