Se séparer lentement des êtres aimés, quelle amertume ! Mieux vaut trancher dans le vif, et retrouver la solitude, climat naturel de l’homme.
1883-1957Se séparer lentement des êtres aimés, quelle amertume ! Mieux vaut trancher dans le vif, et retrouver la solitude, climat naturel de l’homme.
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Alexis zorba
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Il vaut mieux vivre dans la plate solitude que de toucher un peu à la joie, l’étreindre pendant quelques jours, et finalement la perdre sans raison apparente.
La solitude, on croit en jouir pleinement. Et puis à la longue on déchante, ça suffit, on se rend compte qu’à nouveau on a envie d’affection, de partage.
Après le rare bonheur de trouver une compagne qui nous soit bien assortie, l’état le moins malheureux de la vie est sans doute de vivre seul.
La solitude est plus propre à fortifier l’amour qu’à l’affaiblir.
Il ne manque aux douceurs de la solitude que de pouvoir être endurées.
Sans la solitude, l’Amour ne restera pas très longtemps à tes côtés. Parce que l’Amour a aussi besoin de repos, pour pouvoir voyager dans les cieux et se manifester sous d’autres formes.
Si la solitude sépare, elle tranche bien des liens qu’on ne coupe qu’à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
On est dans la solitude, n’importe en quel endroit, dès que l’on ne vit plus avec ce que l’on aime.
C’est cette horreur de la solitude, le besoin d’oublier son moi dans la chair extérieure, que l’homme appelle noblement besoin d’aimer.
À trop chercher le bonheur ailleurs, on finit par oublier celui que l’on a devant soi…

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