Un militaire, vous lui retirez la guerre qui lui donnait une raison de vivre et une vitalité de jeune homme, vous obtenez un croûton hors d’âge.
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Au revoir là-haut
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Le cœur du soldat non seulement ne vieillit jamais, mais il rajeunit au contraire et se rouvre aux affections les plus douces du premier âge ; en elles il vit et s’exalte, bien plus que dans les enivrements désordonnés et terribles de la guerre.
Je me demande si la guerre n’éclate pas dans le seul but de permettre à l’adulte de faire l’enfant, de régresser avec soulagement jusqu’à l’âge des panoplies et des soldats de plomb.
Le soldat qui s’enfuit du combat est un soldat qui peut resservir.
Lorsque vous êtes soldat, vous vous rendez ou vous êtes tué. Mais vous ne fuyez pas.
La guerre justifie l’existence des militaires. En les supprimant.
La guerre m’avait déjà appris l’énigme du destin ; une fraction de seconde nous sépare de la mort. On ne crée pas sa vie : on la reçoit et on la donne.
Vous autres, militaires, vous avez bien de la chance : quand vous gagnez les guerres, vous avez la gloire ; quand vous les perdez, vous avez le pouvoir ; et si vous trahissez, il vous reste l’honneur.
N’est pas un bon soldat celui qui ne songe pas à devenir général.
Pour que disparût la guerre, il faudrait que les hommes devinssent ou bien lâches ou bien sages.
Je suis une enfant de la guerre, pour moi retraite rime avec défaite…

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