Pour que disparût la guerre, il faudrait que les hommes devinssent ou bien lâches ou bien sages.
Écrivain, 1894-1977 Image : Dubois A., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Pour que disparût la guerre, il faudrait que les hommes devinssent ou bien lâches ou bien sages.
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Qui veut faire la guerre doit d’abord mettre son âme en état de supporter les revers.
L’homme doit être élevé pour la guerre et la femme pour le délassement du guerrier : tout le reste est folie !
Si sauvage qu’elle soit par nature, la guerre n’en porte pas moins la marque des faiblesses humaines, et la contradiction que nous constatons ici, c’est à dire le fait que l’homme cherche et crée le danger tout en le redoutant, ne surprendra personne.
D’ailleurs souvent mieux vaut dévorer son dépit que se venger. Il faut souffrir avec patience, avec sérénité même les injures des hommes puissants.
Dans la guerre, le courage et l’impétuosité sont de bons serviteurs. Mais ce sont de mauvais maîtres…
La guerre n’a jamais été une école de courage et de virilité mais nombreux sont ceux qui s’engagent avec le faux espoir d’y apprendre beaucoup. Les hommes ne se battent pas pour la liberté mais pour le plaisir.
L’art de la guerre, qui est l’art de détruire les hommes, comme la politique est celui de les tromper, est encore un de ceux où l’art de conjecturer a de quoi s’exercer le plus.
Personnage hasardeux oultre mesure, et hardy sans discretion ès perils de la guerre.
On peut beaucoup plus largement se passer des hommes que des femmes, c’est pourquoi c’est eux qu’on sacrifie dans la guerre.
Il faut se motiver pour s’armer contre la terreur du défaitisme, contre l’hégémonie des cyniques. C’est un combat à mener.

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