La guerre n’a jamais été une école de courage et de virilité mais nombreux sont ceux qui s’engagent avec le faux espoir d’y apprendre beaucoup. Les hommes ne se battent pas pour la liberté mais pour le plaisir.
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- Jamais nation ne prépara la guerre avec autant de prudence, et ne la fit avec autant d’audace.
- L’histoire des guerres entraîne la jeunesse à admirer la violence, l’histoire de la culture lui enseigne le respect de l’esprit, l’une lui fait ressentir la guerre, l’autre, la paix, comme la plus haute réalisation humaine.
- Pour que disparût la guerre, il faudrait que les hommes devinssent ou bien lâches ou bien sages.
- Si sauvage qu’elle soit par nature, la guerre n’en porte pas moins la marque des faiblesses humaines, et la contradiction que nous constatons ici, c’est à dire le fait que l’homme cherche et crée le danger tout en le redoutant, ne surprendra personne.
- Tout pouvoir aime la guerre, la cherche, l’annonce et la prolonge, par un instinct sûr et par une prédilection qui lui rend toute sagesse odieuse.
- L’homme doit être éduqué pour la guerre, - la femme pour le repos du guerrier; - Tout le reste est sottises !
- Aucune guerre n’est jamais remportée. Elles ne sont même jamais combattues. Le champ de bataille ne fait que révéler à l’homme sa folie et son désespoir.
- La mobilisation n’est pas la guerre. Dans les circonstances présentes, elle apparaît, au contraire, comme le meilleur moyen d’assurer la paix dans l’honneur.
- Ceux qui tirent le plus de profit d’une guerre ne sont ni ceux qui la font, ni ceux qui la décident. Ce sont ceux qui la racontent.
- Les guerres peuvent être menées avec des armes, mais elles sont gagnées par les hommes. C’est l’esprit des hommes qui suivent et de l’homme qui dirige qui remporte cette victoire.
- Appeler la guerre le ferment du courage et de la vertu est appeler la débauche le ferment de l’amour.
- Je me demande si la guerre n’éclate pas dans le seul but de permettre à l’adulte de faire l’enfant, de régresser avec soulagement jusqu’à l’âge des panoplies et des soldats de plomb.
- Je n’aime pas la guerre; mais ce qui m’a toujours fait le plus horreur dans la guerre, c’est la situation de ceux qui se trouvent à l’arrière et bavardent de ce qu’ils ignorent.
- La guerre est un fruit de la dépravation des hommes; c’est une maladie convulsive et violente du corps politique; il n’est en santé, c’est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu’il jouit de la paix.
- Il ne suffit pas d’avoir horreur de la guerre. Il faut savoir organiser contre elle les éléments de défense indispensables. Mon pays peut le faire sans avoir à abandonner une politique de paix.