Les batailles ne se gagnent jamais. On ne les livre même pas. Le champ de bataille ne fait que révéler à l’homme sa folie et son désespoir.
Poète, 1897-1962Les batailles ne se gagnent jamais. On ne les livre même pas. Le champ de bataille ne fait que révéler à l’homme sa folie et son désespoir.
Poète, 1897-1962Partager sur
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Le Bruit et la fureur
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Rien ne justifie la guerre. Jamais.
L’esprit ne s’élève que dans l’adversité. Aucune guerre ne peut se gagner sans comprendre son ennemi.
La guerre n’est jamais fatale, mais la perte de l’espoir l’est.
C’est quand il n’y a plus rien à gagner ou à perdre que vous avez une guerre.
Si tout le monde ne se battait que par conviction il n’y aurait pas de guerre.
La guerre n’est tout au plus que barbarie. Sa gloire n’est qu’illusion. Ce n’est seulement que ceux qui n’ont jamais tiré un coup de feu ou qui n’ont jamais entendu les cris et gémissements des blessés, ce sont ceux-là qui appellent à la vengeance, .
La guerre ? Un constant d’échec.
Jamais, dans mes frustrations, tout ce qui fait de moi un homme n’interpella avec plus de rageuse et vaine sauvagerie ce qu’à défaut de mot plus ignoble nous appelons le destin : cette bataille perdue qu’il ne nous est même pas permis de livrer.
La guerre n’a jamais été une école de courage et de virilité mais nombreux sont ceux qui s’engagent avec le faux espoir d’y apprendre beaucoup. Les hommes ne se battent pas pour la liberté mais pour le plaisir.
Guerre et pitié ne s’accordent pas ensemble.

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