Notre succession comble presque toujours le vide que fait notre mort dans le cœur de nos héritiers.

Source : Bluettes et boutades (1846)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Notre succession comble presque toujours le vide que fait notre mort dans le cœur de nos héritiers.

Source : Bluettes et boutades (1846)
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La mort n’est pas la fin, il reste le litige sur l’héritage.
La mort n’est qu’un déplacement d’individualités. L’hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suite des générations d’une même race.
Age ingrat : Période qui s’étend de la naissance à la mort. Après la mort, l’ingratitude se perpétue par les héritiers.
Le passé n’est jamais mort. Ce n’est même pas passé. Nous travaillons tous dans des toiles tissées bien avant notre naissance, des toiles d’hérédité et d’environnement, de désir et de conséquence, d’histoire et d’éternité.
À partir d’un certain âge, la vieillesse nous donne les traits de tous nos ancêtres réunis, dans la molle bousculade des réincarnations.
En pleine vie, nous appartenons déjà à la mort !
Jeune, on conserve pour sa vieillesse ; vieux, on épargne pour la mort. L’héritier prodigue paie de superbes funérailles et dévore le reste.
Ce n’est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s’affaiblit, c’est parce que nous mourons nous-mêmes.
L’espoir d’un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le cœur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.
On ne s’habitue pas vite à la mort des autres. Comme ce sera long, quand il nous faudra nous habituer à la nôtre !

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