Un homme peut se résoudre à l’idée de perdre sa vie, mais pas à l’absence de ceux qu’il aime.
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Les enfants de la liberte
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Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d’oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n’a fui les conseils sensés.
L’homme n’emporte dans la mort que ce qu’il renonça de posséder dans la vie.
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
L’homme peut aimer son semblable jusqu’à mourir ; il ne l’aime pas jusqu’à travailler pour lui.
Quand on veut obtenir quelque chose de l’amour-propre d’un homme, il faut sauver à l’amour-propre de cet homme jusqu’à l’apparence de la souffrance.
La vie d’un homme se termine parfois par la mort d’un autre.
Combien généreuse est la vie pour l’homme, mais combien l’homme se tient éloigné de la vie !
Dans la vie courante, dans ses relations avec ses pareils, l’homme doit se servir de sa raison, mais il commettra moins d’erreurs s’il écoute son cœur.
La grande tragédie de la vie n’est pas que l’homme périsse, mais qu’il cesse d’aimer.

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