On ne tue bien que ce qu’on aime.
Romancier, 1882-1944 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons On ne tue bien que ce qu’on aime.
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La guerre de Troie n’aura pas lieu (1935), acte I
Tu viens de le dire:on ne tue bien que ce qu’on aime.
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Aimer et mourir sont deux lueurs qui ne font qu’un seul feu, et sans doute est-ce pour cela que nous aimons si peu, si mal : il nous faudrait consentir à notre propre défaite.
Ce n’est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s’affaiblit, c’est parce que nous mourons nous-mêmes.
On tue un homme, on est un assassin. On tue des milliers d’hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est Dieu.
Tu ne haïras point : car haïr, c’est tuer au fond de son cœur.
Tuer les nuances, c’est tuer la liberté, l’appétit de création, l’amour, le bonheur. C’est déchirer la trame étincelante de la vie et la changer en haillon.
L’amour ça tue, la haine ça maintient en vie.
Si tu as le courade de dire tuez-le ; Il faut aussi avoir le courage de dire, je l’ai tué !
On se bat toute sa vie pour qu’on vous trouve bien, et au moment où ça arrive, on est submergé…
Quand on défie la mort, on ne gagne qu’en perdant définitivement.
Le plus beau des combats n’est qu’une belle horreur ; Et la plus belle mort n’est qu’un heureux malheur.

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