Quand on défie la mort, on ne gagne qu’en perdant définitivement.
1896-1970Quand on défie la mort, on ne gagne qu’en perdant définitivement.
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On n’est jamais serein dans la vie. Etre serein, c’est être mort. À partir du moment où tu auras plus à perdre qu’à gagner, tu seras foutue.
Quand on a tout perdu, quand on n’a plus d’espoir,
La vie est un opprobre, et la mort un devoir.
Accepter l’idée d’une défaite, c’est être vaincu.
Il faut, quand le combat s’engage, que les uns soient vaincus, les autres vainqueurs. Mais je n’hésite pas à dire que, des deux côtés, ceux qui meurent au champ de bataille ne sont pas compris dans la défaite, et ont tous également la victoire.
La mort n’est pas la plus grande perte que nous subissons au cours de notre vie. La plus grande perte c’est ce qui meurt en nous pendant que nous vivons.
On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite.
Une seule chose importe : apprendre à être perdant.
Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître, tant de choses semblent si pleines d’envie d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre.
Quoi qu’il arrive, souvenez-vous d’une chose : le seul fait de rester en vie est en soi une victoire.
Si l’on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite.

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