Ne force pas qui veut les portes de l’enfer.
Écrivain, 1867-1920Ne force pas qui veut les portes de l’enfer.
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Source vérifiée
Les Contrerimes (1921), Coples, 9
Tel qui soula de sang ses rêves et son fer, Aujourd’hui pardonné, son opprobre s’efface. C’est ainsi que sur nous Dieu fait tonner Sa grâce.Ne force pas qui veut les portes de l’enfer.
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Pas besoin de gril : l’enfer, c’est les Autres.
Qu’est-ce que l’enfer ? L’enfer, c’est soi-même, l’enfer est solitude, et les autres ne sont que des ombres. Il n’y a rien à fuir, et rien pour fuir. On est toujours seul.
Les dieux n’aiment pas celui qui, se faisant violence, force les portes du Tartare. Ils ne trouveraient pas un semblable courage dans la mollesse de leurs cœurs éternels.
L’enfer est l’idée faible que Dieu nous donne involontairement de lui-même !
Dieu ne veut pas la mort du pécheur.
Soyez révolté, méchant si vous le désirez, criez, pleurez, mais ne vous cachez pas au fond de votre détresse comme les fous se cachent dans leur folie.
Ne cherche pas à plaire aux gens, cas les gens t’empêcheront d’entrer au paradis.
Quand vous voudrez pécher, cherchez un lieu où Dieu ne vous voie pas.
N’aspire pas, ô mon âme, à la vie éternelle mais épuise le champ du possible.
Tu ne dois pas aller à l’église pour trouver ton Dieu.

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