Ce n’est pas de ses seules mains qu’on est paresseux, toujours. Il y a des années où l’on se soucie d’amour autant que de travail, et qu’il vous pousse, pour ainsi dire, un poil dans le cœur.
Écrivain, 1867-1920Ce n’est pas de ses seules mains qu’on est paresseux, toujours. Il y a des années où l’on se soucie d’amour autant que de travail, et qu’il vous pousse, pour ainsi dire, un poil dans le cœur.
Écrivain, 1867-1920Partager sur
Source vérifiée
Le carnet de M. Du Paur
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L’on sent à cet âge charmant Certain besoin d’aimer qui presse ; L’on est ami, l’on est amant, bien moins par choix que par ivresse ; Le cœur veut un attachement, et s’abandonne à la tendresse.
L’amour est sans patience. Peut être il espère trop, peut être la moindre négligence lui apparaît elle comme une sorte d’insulte.
On ne se fatigue pas de quelqu’un, en fait, on se fatigue d’aimer. D’éprouver de l’amour. Cela s’appelle l’expérience.
Et l’absence de ce qu’on aime,
Quelque peu qu’elle dure, a toujours trop duré.
L’amour est exigeant, il n’admet pas qu’on s’occupe d’autre chose que de lui.
Après le désir toujours vient l’ennui. Et il n’y a que l’amour pour venir à bout de l’ennui. L’amour, avec un grand A ; notre rêve à toutes.
La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles
Est une œuvre de choix qui veut beaucoup d’amour.
La plupart des affections ne sont que des habitudes ou des devoirs qu’on n’a pas le courage de briser.
Aux heures où l’on se sent le plus misérable, il n’y a que la force de l’amour qui puisse sauver de tout.
Travailler, comme vivre, comme aimer, n’était-ce pas avant tout apprendre à s’ouvrir aux autres…

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