La plupart des affections ne sont que des habitudes ou des devoirs qu’on n’a pas le courage de briser.
Écrivain, 1895-1972 Image : Jacques-Émile Blanche, Domaine public, Wikimedia Commons La plupart des affections ne sont que des habitudes ou des devoirs qu’on n’a pas le courage de briser.
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La Reine morte
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On incommode souvent les autres quand on croit ne les pouvoir jamais incommoder.
Celui qui n’est pas passionné devient tout au plus un pédagogue ; c’est toujours par l’intérieur qu’il faut aller aux choses, toujours, toujours en partant de la passion.
Il y a toujours moins de courage à emboîter le pas qu’à se détacher d’un ensemble.
Peu de gens comprennent l’immense avantage qu’il y a à ne jamais hésiter et à tout oser.
Rien n’est plus stérile que de s’atteler à des tâches inutiles.
Comme il est facile d’être difficile. Il nous suffit de rejeter tout ce que la vie offre de meilleur.
La paresse n’est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie ; dans d’autres, c’en est le mépris.
À quoi reconnaît-on les gens fatigués. À ce qu’ils font des choses sans arrêt. À ce qu’ils rendent impossible l’entrée en eux d’un repos, d’un silence, d’un amour.
Ne cherchez pas à faire, de l’éducation, une suite de plaisirs. Seul l’effort donne à l’esprit de la vigueur.
Il faut faire comme les autres » : maxime suspecte, qui signifie presque toujours : « il faut mal faire » dès qu’on l’étend au delà de ces choses purement extérieures, qui n’ont point de suite, qui dépendent de l’usage, de la mode ou des bienséances.

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