La paresse n’est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie ; dans d’autres, c’en est le mépris.
Écrivain, 1753-1801La paresse n’est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie ; dans d’autres, c’en est le mépris.
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Rivarol : avec une notice et un portrait
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Tout le mal dans cette vie provient d’un défaut d’attention à ce qu’elle a de faible et d’éphémère.
Souvent on appelle la vie les bêtises que l’on fait.
La folie ou la mort sont les deux termes familiers entre lesquels l’ignorance oscille d’habitude.
La misère, c’est aussi la laideur et la conscience de l’inutilité d’être !
Le repos de la paresse est un charme secret de l’âme qui suspend soudainement les plus ardentes poursuites et les plus opiniâtres résolutions.
La banalité de la vie est à faire vomir de tristesse, quand on la considère de près.
C’est toujours le même remords que l’on traîne toute sa vie qui s’empare de la conscience à la moindre occasion et lui gâte son plaisir. C’est une maladie sournoise qui laisse des répits trompeurs, mais qui ne quitte jamais l’organisme.
La plupart des affections ne sont que des habitudes ou des devoirs qu’on n’a pas le courage de briser.
C’est curieux, c’est très souvent les gens qui ont le moins goûté de la vie qui ont le plus peur de la mort.
Qui ne compte plus sur le bonheur est moins soigneux de sa conscience.

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