Tout le mal dans cette vie provient d’un défaut d’attention à ce qu’elle a de faible et d’éphémère.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Tout le mal dans cette vie provient d’un défaut d’attention à ce qu’elle a de faible et d’éphémère.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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L'inespérée (1994)
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La paresse n’est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie ; dans d’autres, c’en est le mépris.
L’ignorance n’a pas de pudeur : elle a l’habitude très fréquente de suppléer par la violence et l’audace à ce qui lui manque naturellement.
Le manque de soins fait plus de mal que le manque de science.
L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui.
La vie humaine ne cesse de rétrécir comme une peau de chagrin, évincée par les commentaires qu’on fait sur elle.
Sa vie toute entière sera, par le manque de certitude, jetée dans la confusion et l’incapacité d’aller de l’avant.
La vie se divise en deux catégories : l’horreur et le malheur.
Un des grands malheurs de la vie moderne, c’est le manque d’imprévu, l’absence d’aventures. Tout est si bien réglé, si bien engrené, si bien étiqueté, que le hasard n’est plus possible.
Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu’il n’a aucune raison de vivre.
La pire des choses, ce n’est pas la méchanceté des gens mauvais, c’est le silence des gens bien.

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