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Une petite robe de fête (1991)

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[Paris] : Gallimard, 1993
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14 octobre 2026
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  1. La fatigue est une des choses au monde les plus intéressantes à penser. Elle est comme la jalousie, comme le mensonge ou comme la peur. Elle est comme ces choses impures que l’on tient loin de ses yeux. Comme ces choses elle nous fait toucher terre.
    Source vérifiée Une petite robe de fête (1991)
  2. Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les songes, et notre vie si courte a pour frontière un sommeil.
    Source à vérifierLa Tempête (1611), IV, 1
  3. Nous jouissons du temps sans compter, et ce qui est triste, c’est que nous ne commençons à comprendre ce qui est important que lorsque notre corps ne peut plus nous le procurer.
    Lucia Etxebarria Source vérifiée Cosmofobia
  4. La nuit, les gens, avec leur solitude, leurs rêves d’amour ou de manque d’amour, s’en vont toujours chercher le bord de l’eau.
  5. L’habitude est une somnolence, ou tout au moins un affaiblissement de la conscience du temps.
    Source vérifiée La Montagne magique (1924)
  6. Veille autant que tu peux ; et, fuyant la mollesse, des douceurs du repos n’use que sobrement ; Car le trop long sommeil engendre la paresse, qui sert au vice d’aliment.
    Source à vérifierDistiques de Caton, Livre premier, II
  7. La tendresse, c’est quand on n’a pas de désir. On se caresse la joue avant de s’endormir.
    Brigitte Giraud Source vérifiée L’amour est très surestimé (2007)
  8. Tristesse du réveil. Il s’agit de redescendre, de s’humilier. L’homme retrouve sa défaite : le quotidien.
    Source vérifiée Plume
  9. Allez donc parler, me dira-t-on, de la suffisance de l’amour à ceux qu’étreint, leur laissant tout juste le temps de respirer et de dormir, l’implacable nécessité !
    Source secondaireL’Amour fou (1937), p. 113
  10. Les pauvres sont habitués à refréner l’expression de leur désespoir, parce que la vie les attend, le travail, les nécessités de tous les jours, de toutes les heures.
    Source vérifiée Le Pendu de Saint-Pholien (1931)
« À quoi reconnaît-on les gens fatigués. À ce qu’ils font des choses sans arrêt. À ce qu’ils rendent impossible... » — Christian Bobin

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Christian Bobin. (1991). Une petite robe de fête. Édition consultée : [Paris] : Gallimard, 1993.
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Christian Bobin. Une petite robe de fête. 1991.
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Christian Bobin. Une petite robe de fête. 1991. Édition consultée : [Paris] : Gallimard, 1993.