Allez donc parler, me dira-t-on, de la suffisance de l’amour à ceux qu’étreint, leur laissant tout juste le temps de respirer et de dormir, l’implacable nécessité !
Écrivain, 1896-1966Allez donc parler, me dira-t-on, de la suffisance de l’amour à ceux qu’étreint, leur laissant tout juste le temps de respirer et de dormir, l’implacable nécessité !
Écrivain, 1896-1966Partager sur
Source secondaire
L'Amour fou (1937), p. 113
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Mais qui peut arrêter l’impétueuse ivresse
D’un cœur brûlant d’amour et que le plaisir presse !
Aux heures où l’on se sent le plus misérable, il n’y a que la force de l’amour qui puisse sauver de tout.
Pour que nous entendions les mots de l’Amour, il faut le laisser s’approcher.
Quand on a besoin d’aimer, on n’a besoin ni de jambes ni de sexe, il n’y a qu’à écouter et laisser faire les gestes et les mots que dicte la tendresse.
Souffrez qu’Amour cette nuit vous réveille ; Par mes soupirs laissez-vous enflammer : Vous dormez trop, adorable merveille ; Car c’est dormir que de ne point aimer.
On ne se fatigue pas de quelqu’un, en fait, on se fatigue d’aimer. D’éprouver de l’amour. Cela s’appelle l’expérience.
Pas de cri, pas de souffle, pas d’éternité, on s’aime et on s’en tient là, l’amour sans y toucher, l’amour chacun le garde pour soi, comme on garde à soi sa douleur.
J’ose parler encore au nom d’un amour qui ne doit plus être ; à tant de sujets de douleur n’ajoutez pas celui de voir son dernier vœu méprisé.
L’amour est tout, – l’amour, et la vie au soleil. Aimer est le grand point, qu’importe la maîtresse ? Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? Faites-vous de ce monde un songe sans réveil.
J’ai assez d’amour pour remplir tes silences.

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