D’emblée dans la vie la fatigue touche aux deux portes sacrées : l’amour, le sommeil. L’amour qu’elle use comme de l’eau sur la pierre. Le sommeil qu’elle entasse comme de l’eau sur de l’eau.
Image : D’emblée dans la vie la fatigue...

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- L’âme un linge frais de soleil, amoureusement plié.
- La fatigue est une des choses au monde les plus intéressantes à penser. Elle est comme la jalousie, comme le mensonge ou comme la peur. Elle est comme ces choses impures que l’on tient loin de ses yeux. Comme ces choses elle nous fait toucher terre.
- Le sommeil est un mystère et, en tant que tel, il touche la mort d’un côté, et l’amour de l’autre.
- L’amour, c’est la fleur de la brandie; C’est l’ange aux aîles d’or qui plane dans le ciel, et qui sur les inondes se penche En secouant sa robe blanche D’où tombe l’absynthe et le miel.
- L’amour ne devient vraiment lui-même qu’à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l’intérieur du corps, et qu’il ose se nommer, s’avouer du souffle et des lèvres.
- Allez donc parler, me dira-t-on, de la suffisance de l’amour à ceux qu’étreint, leur laissant tout juste le temps de respirer et de dormir, l’implacable nécessité !
- Les heures que j’ai passées avec toi sont gravées plus profondément dans mon âme, que des années de calme et complet bonheur passées dans les bras d’une autre. Mon amour, mon ange, mon espoir, tout ce que j’apprécie dans la vie, est en toi.
- En vérité la soif de confort assassine la passion de l’âme et va en ricanant à son enterrement.
- L’âme est le goût de l’absolu donc de la perte - la pelote de lumière lancée violemment contre le haut mur de la mort, et les rebonds qu’elle fait dans la pensée.
- Esprit éternel de l’âme indépendante ! C’est dans les cachots que tu brilles d’un plus vif éclat, car là le coeur est ton asile, le coeur que ton amour pour toi seul peut assouvir.
- Faites donc pleuvoir sans cesse au fond de nos coeurs, des torrents de tendresse pour que règne l’amour, jusqu’à la fin des jours.
- Il y a dans la douleur une pureté infatigable, la même que dans la joie, et cette pureté est en route dessous les tonnes d’imaginaire congelé.
- A quoi reconnaît-on les gens fatigués. A ce qu’ils font des choses sans arrêt. A ce qu’ils rendent impossible l’entrée en eux d’un repos, d’un silence, d’un amour.
- Le coeur se sature d’amour comme d’un sel divin qui le conserve; de là l’incorruptible adhérence de ceux qui se sont aimés dès l’aube de la vie, et la fraîcheur des vieilles amours prolongées.