On peut très bien faire une chose sans y être. On peut même passer le clair de sa vie, parler, travailler, aimer, sans y être jamais.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons On peut très bien faire une chose sans y être. On peut même passer le clair de sa vie, parler, travailler, aimer, sans y être jamais.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Le Très-bas (1992)
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Journal intime. Relation quotidienne de cette part de l’existence que l’on peut se confier à soi-même sans avoir à en rougir.
Il n’y a rien de plus grand que vous puissiez faire avec votre vie et votre travail que de suivre vos passions – d’une manière qui sert le monde et vous.
On peut se laisser dépérir dans le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie.
Il ne faut pas ne savoir vivre qu’avec ceux qui peuvent nous apprécier : ce serait le besoin d’un amour-propre trop délicat et trop difficile à contenter ; mais il faut ne placer le fond de sa vie habituelle qu’avec ceux qui peuvent sentir ce que nous valons.
Nous pouvons vivre sans poésie, musique ou art ;
Nous pouvons vivre sans conscience et vivre sans cœur ;
Nous pouvons vivre sans amis, et vivre sans livres,
Mais un homme civilisé ne peut pas vivre sans cuisinier.
La vie peut être merveilleuse si on n’en a pas peur. Il suffit de courage, d’imagination… Et d’un peu de fric.
Pouvoir d’un péril affranchir ce qu’on aime.
On peut habiter le monde sans le comprendre, il suffit de pouvoir en obtenir de la nourriture, des caresses et de l’amour.
S’il y a une chose dont on peut être certain dans la vie, c’est que rien ne dure.
L’important n’est pas de vivre, mais de vivre dans le bien.

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