Lorsqu’on a l’impression que l’être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
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- On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l’effet d’un désir, sous l’erreur invincible d’un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
- Les autres font ce qu’ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.
- Aux mots, à leur accent, aux choses, aux mille questions que l’on pose. Au lourd silence inopportun, aux rêves qui fuient un à un; .
- Le meilleur moment des amours N’est pas quand on a dit : je t’aime; Il est dans le silence même A demi rompu tous les jours.
- On ne s’aime jamais comme dans les histoires, tout nus et pour toujours. S’aimer, c’est lutter constamment contre des milliers de forces cachées qui viennent de vous ou du monde.
- En amour, il vaut parfois mieux laisser son intelligence de côté pour écouter son coeur. La solution la plus réfléchie est rarement celle qui fait le bonheur.
- L’amour est partout. Dans chaque chose, dans chaque être, en chacun de nous. Notre peur vient du fait que nous l’ignorons.
- L’ardeur ne se mesure pas à la quantité de fois de faire l’amour; l’amour est tout le long des jours, dans la quiétude du silence, dans le sourire, le ton de la voix, dans l’absence, l’éloignement.
- Regarder la vie en face, toujours, regarder la vie en face, et la connaître pour ce qu’elle est... Enfin, l’aimer pour ce qu’elle est, et ensuite, la mettre de côté.
- Des gens qu’on aime peuvent faire des choses épouvantables, et pourtant on continue de les aimer. Comment parler sérieusement du monde si on évacue cette complexité-là ?
- La même démarche me fait chercher le bruit caché dans le silence, le mouvement dans l’immobilité, la vie dans l’inanimé, l’infini dans le fini, des formes dans le vide, et moi-même dans l’anonymat.
- A quoi reconnaît-on les gens fatigués. A ce qu’ils font des choses sans arrêt. A ce qu’ils rendent impossible l’entrée en eux d’un repos, d’un silence, d’un amour.
- En amour un silence vaut mieux qu’un langage. Il est bon d’être interdit; il y a une éloquence de silence qui pénètre plus que la langue ne saurait faire.
- Tout un chacun... Trouve agaçant qu’on raconte sa vie selon une autre interprétation que la sienne propre.