Ces cœurs que l’on croit tendres et qui ne sont que corrompus, l’amour y laisserait de mêmes et aussi durables creux que nos doigts aux jambes de la belle Madame.
Écrivain, 1867-1920Ces cœurs que l’on croit tendres et qui ne sont que corrompus, l’amour y laisserait de mêmes et aussi durables creux que nos doigts aux jambes de la belle Madame.
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Source vérifiée
Le carnet de M. Du Paur
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Quand l’amour s’est rendu maître d’un cœur, ce cœur ne connaît plus d’autre félicité que l’amour.
L’amour vrai, l’amour sacré, l’amour de l’âme n’habite point le cœur de l’incrédule.
Quand la vertu succombe aux griffes du malheur, il doit gémir, le cœur qui fut toujours tenu pour généreux.
C’est ainsi que, de nous disposant à son gré, L’amour sait de nos cœurs s’emparer par degré ; Et, d’appâts en appâts conduisant la victime, Il la fait à la fin passer de crime en crime.
Aimer, c’est échapper au doute, c’est vivre dans l’évidence du cœur.
Un cœur aimant est la plus vraie des sagesses.
Le cœur se sature d’amour comme d’un sel divin qui le conserve ; de là l’incorruptible adhérence de ceux qui se sont aimés dès l’aube de la vie, et la fraîcheur des vieilles amours prolongées.
Plus tourmentée encore que nous par cet éternel besoin d’amour qui ronge notre cœur solitaire, la femme est le grand mensonge du Rêve.
Mais qui peut arrêter l’impétueuse ivresse
D’un cœur brûlant d’amour et que le plaisir presse !
Il faudrait pouvoir se sauver de l’amour comme on se sauve de la folie.

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