Les femmes d’âge ont une espèce de naturel dans l’abandon, et de savoir-faire qui insensiblement engagent. On dirait ces livres de chevet qui d’eux-mêmes s’ouvrent, et nous découvrent leurs bons endroits.
Écrivain, 1867-1920Les femmes d’âge ont une espèce de naturel dans l’abandon, et de savoir-faire qui insensiblement engagent. On dirait ces livres de chevet qui d’eux-mêmes s’ouvrent, et nous découvrent leurs bons endroits.
Écrivain, 1867-1920Partager sur
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Les trois impostures : almanach
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Les femmes sont plus habituées à s’intéresser au-dedans des gens. Les hommes s’intéressent aux choses. À la fin de la vie, les choses nous lâchent, ils nous reste les gens.
Les femmes sont des fillettes toute leur vie. Une caresse les console. Un petit oubli les brise.
Certains hommes sont ainsi. Une seule femme existe pour eux. Et si cette femme devient inaccessible, ils sont incapables de la chasser de leur souvenir. Elle demeure en eux, ne changeant pas, ne vieillissant pas.
Les femmes de la Salpêtrière n’étaient désormais plus des pestiférées dont on cherchait à cacher l’existence, mais des sujets de divertissement que l’on exposait en pleine lumière et sans remords.
Je consens qu’une femme ait des clartés de tout,
Mais je ne lui veux point la passion choquante
De se rendre savante afin d’être savante ;
Et j’aime que souvent, aux questions qu’on fait,
Elle sache ignorer les choses qu’elle sait.
La négligence est la première marque du changement : ainsi les femmes qui ont ordinairement de l’expérience sur ces matières devraient rompre au premier oubli.
La femme est un sujet dont on n’a pas fini de faire le tour.
Le chef-d’œuvre de la femme dans la société : se faire des amis utiles avec d’anciens amants.
Une femme mystérieuse est aussi une femme qui a une certaine maturité et dont les actions parlent plus fort que les mots. Toute femme peut en être une si elle garde ces deux points à l’esprit. Elle devrait grandir et se taire.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l’on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l’ornement d’une vie d’homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s’y engage, on risque de s’y perdre.

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