Les femmes d’âge ont une espèce de naturel dans l’abandon, et de savoir-faire qui insensiblement engagent. On dirait ces livres de chevet qui d’eux-mêmes s’ouvrent, et nous découvrent leurs bons endroits.
Image : Les femmes d’âge ont une espèce...

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- Il y a des femmes qui ont passé leur vie à se donner, et sans avoir, peut-être, un seul amant. Quand elles croyaient céder à l’homme, elles ne faisaient que subir l’occasion.
- Les femmes d’un certain âge deviennent folles pour un rien, une piqûre de moustique sur une fesse gonflée d’amertume, un amant refroidi ou une ménopause lente à se déclarer.
- Géner une femme, la vouloir contraindre, n’est-ce pas lui donner le droit et le courage de franchir en un moment des barrières qu’elle mettrait des années à sauter ?
- En parlant de femmes) - Nous avons deux moyens infaillibles de les rendre infidèles : en manquant de confiance en elles, ce qui les outrage - ou bien en ayant confiance en elles, ce qui les blesse.
- La femme dans notre société contemporaine n’est pas moins volage que l’homme. Elle est simplement plus discrète...
- Les femmes sont plus habituées à s’intéresser au-dedans des gens. Les hommes s’intéressent aux choses. A la fin de la vie, les choses nous lâchent, ils nous reste les gens.
- Certains hommes sont ainsi. Une seule femme existe pour eux. Et si cette femme devient inaccessible, ils sont incapables de la chasser de leur souvenir. Elle demeure en eux, ne changeant pas, ne vieillissant pas.
- Je consens qu’une femme ait des clartés de tout, - Mais je ne lui veux point la passion choquante - De se rendre savante afin d’être savante; - Et j’aime que souvent, aux questions qu’on fait, - Elle sache ignorer les choses qu’elle sait.
- Les femmes de la Salpêtrière n’étaient désormais plus des pestiférées dont on cherchait à cacher l’existence, mais des sujets de divertissement que l’on exposait en pleine lumière et sans remords.
- C’est si doux, les vieilles habitudes, même celles qui vous oppriment. Plutôt un malheur familier que ces nouveautés insolites, et cet effort encore pour comprendre, lorsqu’on atteint, rompu, la fin de la journée.
- Cette question de la grande vieillesse. Que veulent les vieux ? Ils s’isolent lentement, sur ce chemin qui les conduit à la blancheur. Tout ce qui fait la matière des conversations disparaît. Et on est là, comme des veilleurs de chagrin.
- Une femme mystérieuse est aussi une femme qui a une certaine maturité et dont les actions parlent plus fort que les mots. Toute femme peut en être une si elle garde ces deux points à l’esprit. Elle devrait grandir et se taire.
- Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l’on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l’ornement d’une vie d’homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s’y engage, on risque de s’y perdre.
- La négligence est la première marque du changement : aussi les femmes qui ont ordinairement de l’expérience sur ces matières devraient rompre au premier oubli.
- Les femmes de la maison jouent entre elles, parce qu’elles s’aiment de coeur, mais elles ne comprennent pas le vice pour le vice. Elles aiment que le sentiment les associe et les accouple tête-bêche sur le lit saccagé.