Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l’on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l’ornement d’une vie d’homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s’y engage, on risque de s’y perdre.
Écrivain, 1924-2016Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l’on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l’ornement d’une vie d’homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s’y engage, on risque de s’y perdre.
Écrivain, 1924-2016Partager sur
Source secondaire
Le Roi des aulnes (1970), p. 23-24
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Pour se diriger parmi l’écueil des hommes, les femmes se servent de leurs yeux comme sextant, de leur sexe comme boussole et de leur bouche comme gouvernail.
Beaucoup du charme des hommes est fait de l’ennui des femmes.
C’est curieux, quelle que soit la dimension sociale, morale et physique d’un homme, on arrive toujours à le ranger entre les deux jambes d’une femme.
Mieux vaut être femme qu’homme efféminé.
L’homme est forcé de faire ; la femme peut se contenter d’être.
La femme que l’on obtient ressemble quelquefois si peu à celle qu’on a désirée, que ce serait une infidélité faite à la première que de continuer à aimer la seconde.
Les femmes sont plus habituées à s’intéresser au-dedans des gens. Les hommes s’intéressent aux choses. À la fin de la vie, les choses nous lâchent, ils nous reste les gens.
Les femmes sont vulnérables au murmure de l’âme et l’art de la séduction est fait de délicatesse.
Il y a deux choses chez la femme : sa caresse et sa tendresse.
On s’engage un jour dans un chemin qui fait de vous une certaine femme. Un autre chemin vous aurait conduite ailleurs et aurait fait de vous une tout autre femme.

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